Index égalité professionnelle : les syndicats demandent des garanties

Fin décembre, les cinq organisations représentatives des salarié.e.s ont demandé à la ministre du travail, Muriel Pénicaud, de retravailler le projet de décret visant à mettre en place un « index de l’égalité professionnelle » dans les entreprises.

Cet index, présenté fin novembre par le gouvernement, vise à mesurer les inégalités professionnelles dans les entreprises et permettre que des sanctions soient prises lorsque l’égalité n’est pas respectée.

L’index prend la forme de 5 critères, notés sur 10 à 40 points. Les entreprises qui ont un score inférieur à 75 points devront mettre en place des actions correctives, sous peine de se voir sanctionner financièrement. Parmi les critères notés : l’écart de rémunération femmes-hommes, l’écart dans les promotions ou la présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise.

Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC ont adressé un courrier à Muriel Pénicaud dans lequel ils déplorent le fait que les critères se compensent, permettant ainsi qu’une entreprise puisse éviter les sanctions « tout en ayant un écart de rémunération de 15 % ».

L’index devrait rentrer en application dès 2019, les entreprises de plus de 2000 salarié.e.s devant publier leur score dès le 1er mars prochain.

Pour consulter la fiche de présentation de l’Index : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/index_egalite_fh_22-11-18.pdf

Pour consulter le décret : https://www.legifrance.gouv.fr/Informations/A-propos-du-site#ancre3721_0_4

PARTAGER
Article précédentRapport égalité dans les collectivités : ça progresse … doucement !
Prochain articleÉgalité femmes-hommes et budget
Perrine Pujol-Mathieu
Diplômée du parcours "Politique, Discriminations et Genre" de Sciences Po Toulouse, elle travaille sur l’égalité professionnelle et la lutte contre les discriminations. Consultante-formatrice au sein du Groupe Egae, elle conçoit et anime des formations sur l’égalité femmes-hommes, la lutte contre les discriminations et le harcèlement sexuel au travail.