Endométriose : une journée pour en parler !

Le 24 mars, c’est la journée mondiale contre l’endométriose, une maladie chronique qui touche 1 femme en âge de procréer sur 10.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endomètre est le tissu qui tapisse l’utérus, qui s’épaissit lors de chaque cycle en vue d’une potentielle grossesse. S’il n’y a pas de fécondation, il se désagrège et saigne : ce sont les règles. Quand une femme est atteinte d’endométriose, un tissu semblable au tissu endométrial se développe hors de l’utérus. Cette colonisation peut fréquemment s’étendre aux organes génitaux, mais aussi aux appareils urinaire, digestif, et plus rarement pulmonaire.

L’endométriose est source de douleurs très importantes, qui peuvent intervenir pendant les règles ou pendant les rapports sexuels. Des troubles digestifs et urinaires peuvent également se produire. C’est la première cause d’infertilité.

Une maladie encore peu connue

Aujourd’hui, l’endométriose est encore très mal diagnostiquée, avec un retard moyen de cinq années, durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages notables à différents organes.

Il s’agit d’une maladie qui touche exclusivement les femmes, ce qui explique probablement pourquoi elle est si mal connue. Les règles sont encore largement taboues, en France comme ailleurs dans le monde. Par ailleurs, une partie des professionnel.le.s de santé considèrent que les douleurs lors des règles sont courantes et normales, sans chercher à diagnostiquer la maladie ni à apporter une réponse à la souffrance. Les recherches médicales sur la maladie sont encore rares. Les médecins ne sont pas formé.e.s à la diagnostiquer.

C’est grâce à la mobilisation des associations comme EndoFrance, ENDOmind France, Mon endométriose ma souffrance… que les choses bougent. Depuis 5 ans, une journée d’actions est organisée partout dans le monde pour parler de cette maladie, le 24 mars.

A Paris, plusieurs associations s’installeront dès midi sur le parvis de la mairie du 15ème arrondissement. Une marche partira du même lieu à 14h30.

Pour en savoir plus : 

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Eléonore Stévenin-Morguet
Éléonore a été chargée de prévention des violences sexistes pour l’association Paroles de Femmes 91. Elle rejoint le groupe Egaé en septembre 2015. Elle est notamment chargée des formations sur les violences contre les femmes et de la communication.