Les footballeuses islandaises

Par Pierre-Yves Beaudouin / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=23235845

Quand on pense à l’Euro 2016, on pense à la victoire du Portugal et à la défaite de la France. Mais l’Euro 2016, c’est aussi la surprise de l’équipe islandaise qui n’était pas attendue et qui est pourtant arrivée en phase finale pour la première fois de son histoire. Et comment ! En plus d’avoir brillé lors de ce championnat européen, l’île brille aussi pour sa représentation des femmes parmi les licencié.e.s de football.

Habituellement bastion masculin où il est difficile pour les femmes de se projeter, d’entrer et d’évoluer, le football islandais montre qu’il est possible de faire reculer les stéréotypes.

Alors qu’ils et elles sont 330 000 habitant.e.s à vivre en Islande, il y a aujourd’hui 20 000 licencié.e.s de football dont 20 % de femmes, soit 4 000 femmes licenciées sur l’île. Et ce chiffre est d’autant plus étonnant lorsqu’on le compare à celui de la France.

En France, parmi les 2,2 millions de licencié.e.s, on compte 100 000 femmes depuis début 2016. Elles représentent alors 4,5 % des licencié.e.s, ce qui montre qu’en matière de mixité des sports, il y a encore du chemin.

Si l’Islande se démarque ainsi, c’est aussi parce que le football a vécu un plan de développement ambitieux dès les années 1990, où les infrastructures se sont démultipliées, les coachs ont été formé.e.s et les équipes féminines ont été mises à l’honneur.

Mais bien qu’elle ait bousculait les stéréotypes – et nous saluons ces chiffres – même la petit île n’est pas irréprochable. La mixité, bien qu’elle avance, n’est toutefois pas totalement au rendez-vous. Les stéréotypes et les inégalités sont encore fortes, et ça dans tous les pays : alors continuons à promouvoir l’égalité filles-garçons et femmes-hommes dans le sport !

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Amélie Durin
Amélie Durin réalise son stage de fin d’études au sein du secrétariat général du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, en participant aux travaux des commissions santé, parité et violences faites aux femmes. Elle intègre le groupe Egaé en avril 2016. Elle est notamment chargée du site expertes.eu.